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Discours

Conférence Internationale sur la Bioinformatique des Maladies Infectieuses

Lundi, 30 Novembre 2009

C’est un honneur pour moi d’être parmi vous aujourd’hui pour cette cérémonie d’ouverture de la première conférence conjointe de la société africaine de bioinformatique et « computational biology »,  et de la société internationale de "computational biology."

En effet, la bioinformatique, qui est un domaine émergent de la science médicale en général, sera sans aucun doute un outil précieux pour le développement des approches innovatrices dans le contexte du contrôle des maladies Infectieuses.

Le continent africain se trouve être le plus affecté par ces maladies. 
Pour pouvoir utiliser de façon rationnelle ces nouvelles technologies de contrôle des maladies,  il faut que l’Afrique se dôte non seulement d’infrastructures adéquates, mais aussi et surtout de personnel scientifique bien formé.

Le gouvernement des Etats Unis d’Amérique, à travers les Instituts Nationaux de Santé (NIH), a une longue tradition de transfert de compétence avec l’ensemble de la communauté scientifique Malienne. 

C’est ce qui a permis à de nombreux scientifiques Maliens et Africains d’accéder à des technologies de dernière génération dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses.

Le MRTC (Malaria Research and Training Center) en est un exemple qui fait aujourd’hui la fierté de tous les scientifiques africains.  Rappelons qu’en mars 1998, lors d’un discours à Kampala en Ouganda, le Président Clinton avait déjà cité le MRTC comme exemple de partenariat réussi entre scientifiques du Nord et du Sud.

Fort de cette expérience de réussite, le NIH a initié en 2003 un programme similaire dans le domaine de la recherche sur le VIH et la tuberculose, programme  appelé SEREFO (Centre de Recherche et de Formation sur le VIH et la tuberculose). 

Aussi, en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Sante, le NIH a contribué à créer le Centre Africain de formation sur la génomique fonctionnelle au sein du MRTC. Ce centre a déjà formé une cinquantaine de jeunes scientifiques à travers le continent africain.

Et puis, il y a la conférence qui s'ouvre aujourd'hui.

En ce qui concerne les ateliers qui suivront cette conférence, le NIH a investi plus de $127,000 dollars américains, soit plus de 57 millions de francs CFA) rien que pour l'achat et l'acheminement jusqu'a Bamako des équipements de formation.

Tout cela atteste d’une volonté manifeste d’accompagnement des scientifiques maliens et africains dans la recherche de solutions idoines pour le contrôle des maladies infectieuses.

Cher Participants, tout en vous souhaitant de bonnes sessions de travail, je formule le vœu que cette rencontre  marque le début d'un tournant  capital, menant au control parfait tant voulu et recherché des maladies infectieuses.

Je vous remercie.