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Discours

Cérémonie d’Ouverture de l’Atelier Régional des Médias

18 décembre 2008

C'est un plaisir pour moi de participer à l’ouverture de cet atelier régional.  D’autant plus que, si je n’ai jamais exercé ce métier, j’ai moi-même suivi une formation en journalisme, et je garde un grand intérêt personnel pour l’évolution de la profession. 

Bien que nous représentions plusieurs nationalités, nous sommes tous unis dans notre conviction que les journalistes ont un rôle particulièrement important à jouer dans la promotion de la paix et de la démocratie dans cette région et partout dans le monde. 

Le 10 décembre a marqué l'anniversaire de l'adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.  Au cours des soixante dernières années, des hommes et des femmes courageux ont élevé leurs voix au profit de ce que ce document protège et que le Président Bush a appelé "les revendications  non-négociables de la dignité humaine." Nombre de ces défenseurs des droits de l'homme sont  membres de votre profession.  Certains, notamment dans des pays ou la démocratie et  l’application de la loi sont encore faibles, poursuivent leur défense des droits de l’homme  à grands frais personnels.  Nous leur devons beaucoup.

Là où prévaut la liberté de presse, les journalistes ont la possibilité et le pouvoir extraordinaires d’informer librement et d'influencer le public.  Avec ce pouvoir, cependant, vient la responsabilité de l'utiliser de manière sage.  Les journalistes, naturellement, ont l'obligation de faire leurs reportages de la façon la plus exacte et la plus honnête possible.  Ceux d’entre vous qui sont des journalistes de l’audiovisuel, et à qui on a attribué de rares bandes ou fréquences pour diffuser l’information, ont un engagement spécial en termes de service public. 

Il a été dit également que l'information elle-même est le pouvoir, et il est clair que la technologie moderne et les communications globales augmentent de façon exponentielle la puissance de l'information.  En tant que journalistes et professionnels des médias, il est clair que la manière dont vous choisirez d’exercer votre profession aura un impact profond et durable sur vos sociétés et votre région.  

Je crois comprendre que cet atelier régional de médias examinera les moyens pratiques par lesquels vous pouvez mieux acquitter ce qui est en quelque sorte un mandat publique, en utilisant vos compétences journalistiques pour soutenir le processus démocratique dans chacun de vos pays, tout en encourageant la résolution pacifique des différends dans vos communautés.  De toute évidence,   l’élément fondamental  dans les deux cas est aussi l’élément de base de tout bon journalisme : un reportage précis, factuel, et impartial qui informe correctement le lecteur ou l'auditeur. 

Dans des situations de tension, où les malentendus peuvent trop facilement se transformer en conflit, il y a le besoin supplémentaire d’un reportage responsable qui calme les tensions et encourage la résolution négociée et paisible du problème.  Bien que ce travail ne soit pas facile, il peut être constituer un apport clé,  démontrant en des termes très pratiques pourquoi le journalisme a souvent été appelé le QUATRIÈME POUVOIR.

Pour résumer : il est sans conteste que les medias peuvent et doivent jouer un rôle important dans les questions interdépendantes de paix, de sécurité, de droit et de démocratie.  Si vous avez choisi d’exercer ce métier, si vous chercher chaque jour à informer le public afin qu’à son tour il puisse jouer vis-à-vis des dirigeants et des élus le rôle qui lui revient, c’est que vous êtes tous attachés à apporter votre talent et votre savoir à la construction d’une société meilleure.

  C’est pourquoi je vous remercie tous pour votre participation à cet atelier, et je vous souhaite tous grand succès dans votre travail.  

 Je vous remercie.